Interview : Edouard Gassin, directeur de Campus Communication

edouard-gassin-alaune-le-fauteuil-edito-interview

Nouveauté, nouveauté ! Chaque mois, l’Edito du Fauteuil va vous présenter l’un des acteurs de la communication nantaise ! Cette rubrique est inaugurée par Edouard Gassin, co-fondateur de l’agence Campus Com !

Peux-tu te présenter et nous raconter rapidement ton parcours ?

J’ai commencé par faire de la radio, et c’est de cette façon que j’ai découvert la communication. Après deux années en droit à Nantes j’ai intégré l’Iscom à Paris, qui à cette époque avait une filière journalisme et communication. Je suis devenu journaliste à NRJ, puis je suis revenu à Nantes, pour monter avec quelques copains un projet de radio… Radio Prun’.

Avec mon binôme de Prun’, Amandine, j’ai créé Mégaphone, une agence tournée vers la sensibilisation et la prévention pour les jeunes jusqu’en 2005. Mais je n’ai pas voulu m’arrêter là,  Mille Watts a suivi, avec de la communication publique et politique et enfin Campus Communication.

Comment est venue l’idée de créer une agence spécialisée en enseignement supérieur ?

Dans le cadre de Mégaphone, j’avais déjà travaillé pour L’université de Nantes, et je me suis dit, pourquoi les autres universités n’en n’auraient pas besoin ? Toujours dans l’univers des jeunes, c’était une niche. Après la loi de réforme de mise en concurrence des universités, c’est devenu très pertinent de développer la communication de ce secteur.

Tu as participé à la création de Radio Prun qui a fêté ses 15 ans l’année dernière. Petit coup de vieux ? Espères-tu retrouver les ondes radiophoniques un jour ?

Alalala c’est une vraie question de ouf. Franchement… je rêverai de refaire de la radio, ça c’est sûr et certain. Je pense que parmi toutes les expériences sensorielles, je n’ai jamais vécu un truc aussi fou que de faire de l’antenne. Le concept d’être ON AIR, de devenir du son.

Pour les 15ans, à la fois j’me prends un bon petit coup de vieux, parce que 15 ans, c’est l’âge d’un ado quoi… Prun, c’est une ado insupportable … Mais canon, elle est bien sous tous les angles ! C’est une immense fierté parce que quand je me suis lancé dans ce projet, l’idée c’était de créer un radio en 2000, ce qui était quasiment impossible et surtout de ne pas y rester longtemps, je voulais pas devenir un vieux de la radio, y’a rien de pire.

Je vais me faire des ennemis en disant ça … Mon rêve c’était de lancer le projet puis qu’elle vive sa vie, avec de nouvelles équipes, et c’est ce qui s’est passé.

Déjà 6 ans d’existence, pour Campus Com’ ! Vous en avez vu passer des clients, une petite pépite à nous raconter 

Y’en a tellement…

Bon c’est un peu intello, mais c’est quand même hyper drôle.

À Campus Communication, on fait des bilans d’image en interne dans les universités. L’objectif est d’aller rencontrer des usagers internes (étudiants, enseignants, personnels…) pour les interroger sur ce qu’ils pensent de leur établissement.

On a donc travaillé pour une université (dont je ne citerai pas le nom), réputée pour être un peu révolutionnaire.

Le jour de la table ronde, une douzaine d’enseignants, maîtres de conférence nous attendent. On rentre dans la salle pour se présenter et là, un mec se lève et prend la parole  » Nous vous demandons de sortir de la salle, puisque nous allons nous réunir… sans vous « . Une fois autorisé à revenir, le même mec nous annonce : « Je vais vous lire maintenant la motion que nous venons de rédiger et adopter à l’unanimité ». Pour eux, les méthodes de communication et de marketing qui concernent les universités sont scandaleuses. Nous vivons dans un monde qui va s’effondrer, si nous continuons comme ça et pour cette raison ils ont décidé de ne pas répondre à nos questions.

On est reparti avec notre papier, sans avoir fait la réunion.

Tu peux nous donner ta vision de la communication à Nantes ?

En fait à Nantes, il y a une multitude de petits acteurs, beaucoup de petits studios, d’indépendants qui ont des énergies très différentes. C’est un phénomène assez récent.  À une époque où on avait une dizaine de grosses agences on est passé à une galaxie d’acteurs.

Je rajouterai que, Nantes a une com super branchée, comparée aux autres villes françaises, grâce à sa dynamique culturelle évidemment. Il y a de belles campagnes, un côté leader d’opinion, elle a de quoi se la péter. Le danger c’est qu’il faut faire attention à ne pas trop y croire. Il faut qu’elle garde cette humilité et ne pas prendre la grosse tête, car elle est étonnante, notamment dans le web.

On trouve quoi dans ta trousse d’écolier ?

Ah ouiii (voix suraigüe). Je n’ai pas vraiment de trousse d’écolier, comme je suis amené à me déplacer très régulièrement, j’ai une maison portable. D’ailleurs ce soir, est une des rares fois ou je ne l’ai pas avec moi !

J’ai un truc, y’a pas vraiment de mot pour le qualifier… Bon je l’avoue, je lui ai donné un nom, il s’appelle Doug. Une sorte de bâtard entre la petite mallette de boulot où tu mets ton ordinateur et la valise avec tes caleçons. Voilà, Doug fait-tout ça.

La fin de l’année approche, c’est l’heure du bilan ! As-tu une campagne de publicité ou une opération marketing coup de cœur à nous faire partager ?

Y en a une qui m’a vraiment marquée même si ce n’est pas un sujet drôle.

C’est une campagne sur les violences conjugales par le collectif suédois STHLM Panda. Une caméra cachée dans un ascenseur filme des couples comédiens, jouant des scènes de violences conjugales. Sur 53 personnes filmées, une seule réagit… c’est édifiant

Oh non, j’aurais du trouver un truc fun… Avec des bikinis et de la piscine

Quels sont les meilleurs moments dans la vie d’un directeur d’agence de Com ?

Aaah ça c’est facile à répondre ! Le meilleur moment c’est quand on voit les membres de son équipe s’épanouir. Les voir prendre confiance, progresser, développer leur vision des choses… avant même de torturer les stagiaires !

Normalement, je devrais répondre en étant plus tourné vers les clients mais c’est vraiment important, parce que ça prend beaucoup de temps.

Doug-le-fauteuil  BONUS : 

Et pour vous, en exclu, nous avons rencontré une lectrice de l’Edito du Fauteuil en compagnie de, celui qu’on ne présente plus : Doug

 




Il n'y a aucun commentaire

Ajoutez le vôtre